Je refuse à l'avance tout attendrissement. Je choisis ma route comme vous choisissez la vôtre. Et si ma mère meurt au bout de son sang, un couteau entre les cuisses, j'assumerai mon destin sans me plaindre.
C'est la tête bien haute que j'entre dans cet édifice de merde où je passerai les 10 prochains mois la nuque raide pour résister à tout enseignement chrétien. Qui peut vénérer un Dieu qui laisse son fils se faire charcuter vivant pour sauver des hommes qui ne le méritent pas et qui, au bout du compte, souffrent tout autant depuis?
Mais je ne laisse pas ma mère oublier le fruit de son péché si facilement. Elle entendra parler de moi chaque semaine, et pas en terme élogieux, je travaille là-dessus à chaque instant passé dans cette prison.
dimanche 11 novembre 2007
Il va y avoir du sport
L'éditorialiste du Devoir, s'adressant à un étudiant contre le dégel des droits de scolarité:"Et qui va en payer des impôts? Toi?!?!"
Condescendance. Oui cher Monsieur, il en payera des impôts, quand il sera éduqué avec un meilleur salaire qu'un employé de Wall Marde!
Condescendance. Oui cher Monsieur, il en payera des impôts, quand il sera éduqué avec un meilleur salaire qu'un employé de Wall Marde!
jeudi 13 septembre 2007
Fiction 1.1
Elle n'a même pas 30 ans. Et pourtant le collet monté jusqu'au cou. Un chignon de vieille bonnefemme. Et une seule baise dans toute sa vie. Une seule baise sans amour avec la déchirure et le sang. Sa chatte doit être sèche et encroûtée depuis le temps. Depuis que je suis sortie de là. Vieille tranche de baloney sanglante et braillarde. Juste de penser que je suis sortie par là m'écoeure et me donne envie de la mutiler. Si elle ne passait pas tant de temps à l'église ou au presbytère, je finirais par la tuer c'est sûr. Ça arrivera un jour de toutes façons.
Pas tout de suite. Je retourne au pensionnat dans 2 jours.
Pas tout de suite. Je retourne au pensionnat dans 2 jours.
Réalité
Pakistan, Bengladesh, Chine, Mexique, Guatemala. De partout les produits colorés et alléchants comme des bonbons nous arrivent et s'installent dans nos vitrines, sur nos étalages. Et je me promène là-dedans comme une ado à qui on a donné une carte de crédit. Je travaille, j'ai plein d'argent dans mes poches, mais j'ai encore mon coeur d'ado. Alors j'achète des bébelles. Et je pense toujours au pauvre ouvrier chinois qui déroule son tapis le soir pour manger son bol de riz et dormir à côté de sa machine. Et je me dis qu'il ne vit pas sur la même planète que moi. Littéralement. Et je m'étonne de la force de production de ces pays qui fait qu'aujourd'hui, quand je me promène avec mon coeur d'ado dans les magasins, c'est encore les mêmes prix que quand j'étais réellement ado. C'est juste démentiel. Et là je me dis: "Wow! Juste 10 piasses pour ce machin-là, c'est tellement pratique, il faut que je l'achète" Et je participe allègrement à l'ostie de surconsommation qui bouffe et brûle notre pauvre petite planète tellement seule dans son coin d'univers. Qu'est-ce qu'on peut être cons. Ou faibles. Ou tellement insouciants. Mais surtout cons.
mercredi 12 septembre 2007
Réalité
Coquetelle dînatoire au Ritz pour la rentrée littéraire de Boréal. Quel emmerdement. Points forts? Manger du McDo dans le char et rentrer chercher les bébés qu'on serre contre soi parce qu'ils sont pas encore cons.
Fiction 1
Sale pute! C'est comme ça que ma mère m'appelle quand je rentre à la maison le soir. Sale pute, c'est parce que j'ai 14 ans, et que j'ai déjà couché avec à peu près tous les gars du village entre 14 et 20 ans. J'en ai même eu un de 12 ans une fois. Mais une sacré belle bête. J'ai aussi commencé à explorer les villages alentours. Sauf que ça m'intéresse moins. Ma mère en entend moins parler. Je pense que je vais plutôt me consacrer aux plus vieux d'ici, du moins les potables.
Ouais, c'est pour faire chier ma mère que je fais ça. Et si elle savait se servir d'un ordinateur, je jouirais qu'elle tombe sur mon blog. Mais c'est une attardée, pas de danger que ça arrive. De toutes façons, dans un village gros comme le mien, tout se sait. Pas besoin de faire des pieds et des mains pour attirer son attention. Juste à ouvrir les cuisses aux gars. Et puis j'ai la réputation maintenant, alors c'est facile des les attirer. Et la vieille folle me crie qu'elle va m'enfermer, me mettre en famille d'accueil, ou même dans un centre. Mais je m'en fous. Ça va juste faire un peu de sang neuf à séduire. Tous ces bons papas, ces éducateurs. Les hommes sont des bêtes en rut permanent. C'est pas très difficile. Juste à brasser mon petit cul de 14 ans. Ou montrer un bout de mes seins tout neufs. Ils viennent fous. Et si je tombe enceinte? Hop, le petit corps démembré à la poubelle. Pas meilleur cadeau à lui faire. Si ma mère avait été moins catho. Lècheuse de culs de curés. Elle se serait faite avorter aussi. Quand on se fait violer à 15 ans, on n'est pas supposée élever l'enfant de bâtard qui nous sort des entrailles.
Ouais, c'est pour faire chier ma mère que je fais ça. Et si elle savait se servir d'un ordinateur, je jouirais qu'elle tombe sur mon blog. Mais c'est une attardée, pas de danger que ça arrive. De toutes façons, dans un village gros comme le mien, tout se sait. Pas besoin de faire des pieds et des mains pour attirer son attention. Juste à ouvrir les cuisses aux gars. Et puis j'ai la réputation maintenant, alors c'est facile des les attirer. Et la vieille folle me crie qu'elle va m'enfermer, me mettre en famille d'accueil, ou même dans un centre. Mais je m'en fous. Ça va juste faire un peu de sang neuf à séduire. Tous ces bons papas, ces éducateurs. Les hommes sont des bêtes en rut permanent. C'est pas très difficile. Juste à brasser mon petit cul de 14 ans. Ou montrer un bout de mes seins tout neufs. Ils viennent fous. Et si je tombe enceinte? Hop, le petit corps démembré à la poubelle. Pas meilleur cadeau à lui faire. Si ma mère avait été moins catho. Lècheuse de culs de curés. Elle se serait faite avorter aussi. Quand on se fait violer à 15 ans, on n'est pas supposée élever l'enfant de bâtard qui nous sort des entrailles.
Inscription à :
Commentaires (Atom)