Dans le parc, l'assemblée habituelle des promeneurs de chiens, des joggeurs, des retraités qui prennent leur marche de santé, des mamans en cardio-poussettes. Ceux-là, je les connais, je les vois tous les jours quand il fait beau, nous nous saluons même parfois.
Mais ce type, seul assis à la table de pique-nique, fumant sa cigarette devant le fleuve qui lance mille flèches de lumière vive sous un soleil presque émouvant pour novembre, avec son manteau des Canadiens usé et sale, ses cheveux gris, longs, huileux, pourquoi se met-il à chanter, à l'instant où il m'aperçoit: "On est toujours tout seul, on finit toujours avec sa gueule"?
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