mercredi 1 octobre 2008
Fiction 1.4
J'erre dans les couloirs vides pendant que les filles suent à des cours de thai-boxe ou s'usent les yeux et l'esprit à la bibliothèque. Il est seulement sept heures et je m'emmerde parce que je partage ma chambre avec une sainte-nitouche blonde aux yeux bleus qui ne fait que lire des romans débiles allongée sur son lit. La littérature ouvre l'âme qu'elle dit. Ouvre l'âme mon cul oui. À quoi ça sert d'avoir une âme toute ouverte pour ensuite aller se l'écorcher vive sur les aspérités de ce monde de pierre. Je préfère de loin ouvrir mes jambes parce qu'au moins je jouis et en plus je ferme les yeux en même temps ce qui ajoute au plaisir. Je suis au quatrième étage et comme aucune âme morte ou vive ne m'a suivie, je force la porte du grenier, ce qui n'est pas compliqué étant donné que le bois est mou et pourri. Ça pue la poussière et le ranci mais moins quand même que la compagnie des autres prétentieuses. Il y a comme un grand hublot tout au fond, je m'assois sur son rebord et prend en pleine figure la vision majestueuse des terrains du collège. C'est trop super parce que d'ici je vois tout le monde, toutes les filles qui marchent deux par deux se révélant les mêmes secrets, tous les professeurs qui marchent d'un pas vifs à leur voiture, tous les surveillants qui fument en cachette et même les terrains autour du grillage de fer peint en noir. Et là j'aperçois mon petit surveillant des études qui marche seul dans la pelouse près de la mare. Il est trop propre ce garçon avec ses chemises et ses cravates, mais son sexe est doux sous la main et j'ai bien envie d'y mettre la langue. Je détache mon soutien-gorge que je fourre dans ma poche et cours rejoindre mon plaisir avant qu'il ne s'évanouisse dans la nature.
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